Le Parti Québécois a présenté deux engagements pour atténuer les inégalités qui touchent les citoyens des régions éloignées.
D'abord, le PQ s'engage à doubler le budget alloué au remboursement des dépenses réelles de transport, d'hébergement et de repas pour les patients devant se déplacer pour recevoir des soins.
Sur nos ondes ce matin, le député péquiste des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, a précisé que ce plan prévoit d'aligner les indemnités sur celles des fonctionnaires, d'éliminer la limite de 200 km, d'abolir le plafond de deux nuitées et d'élargir l'accès aux accompagnateurs.
« C'est absolument inacceptable qu'au Québec [...] les gens doivent s'endetter pour se faire soigner lorsqu'ils doivent se déplacer, tout simplement parce que la politique de déplacement des usagers ne compense qu'une partie des frais encouragés. »
Le Parti Québécois souhaite également abroger le programme de la CAQ, qu'il estime coûteux et inefficace, pour instaurer sa propre Politique nationale de transport aérien.
Comme le soulignait Joël Arseneau, l'objectif est d'encadrer les services aériens pour qu'ils deviennent durables, fiables et abordables.
« Ce programme-là [...] il a été visiblement mal conçu, mal ciblé. Ce qu'on veut, c'est revenir à la base : les gens qui habitent les régions et qui doivent subir les surcoûts de l'éloignement vont avoir un soutien financier. »
S'il est élu aux prochaines élections, le Parti Québécois, compte prendre ce dossier en main dès sa première année au pouvoir, selon Joël Arseneau.
« Nous, on pense qu'il faut faire le pas définitivement vers une politique renouvelée qui compense les dépenses réelles. Et on va le faire dans la première année de mandat. »
Écouter l'entrevue ci-dessus avec Joël Arseneau pour plus d'informations