Originaire de Chibougamau, le journaliste Anthony Ouellet signe un reportage à la une de La Presse sur la hausse inquiétante de la violence et du crime organisé à Mistissini.
Alarmé par un double meurtre en janvier et par la multiplication des avis policiers liés à la drogue, il s'est rendu sur le terrain à la fin juillet.
Il a été à la rencontre de familles de victimes, d'élus, de l'Eeyou Eenou Police Force et d'habitants de Mistissini et le constat est que la communauté crie vit dans la peur constante des représailles, au point où certains jeunes comme aînés refusent de témoigner à visage découvert.
« Je prends une chance en vous parlant, puis j'aimerais ne pas être nommé parce que j'ai peur de devenir une victime moi aussi. »
Face à la montée de la criminalité jeunesse au Québec, Anthony a recueilli des témoignages éclairant les facteurs d'attraction vers le crime organisé.
« Fais ça, je te donne 10 000 piastres pour aller tirer sur une maison, sinon... ben tu vas peut-être considérer le faire. »
Le centre de réadaptation pour adolescents de Mistissini a indiqué au journaliste privilégier une approche axée sur la transmission des valeurs traditionnelles.
« Leur approche est beaucoup basée sur l'apprentissage des valeurs ou de la culture traditionnelle crie [...] si on arrive à faire ça, ben ça pourrait aider ces jeunes-là à être bien, à être de meilleurs citoyens à l'avenir. »
Écouter l'entrevue ci-dessus avec Anthony Ouellet