L'ARBJ a déposé un mémoire de 13 recommandations dans le cadre des États généraux sur le coût et le financement des infrastructures.
Malgré de multiples demandes de soutien financier pour les infrastructures régionales, le gouvernement du Québec reste passif face à l'explosion des coûts, déplore Nichèle Compartino, présidente du conseil d'administration de l'ARBJ et mairesse de Chibougamau.
« On a perdu 50 % de notre population. Les infrastructures, elles ont été construites dans les années 60-70. On était deux fois plus. Alors, la charge fiscale pour les mêmes infrastructures, elle est deux fois plus importante qu'à l'époque. »
Alors que le Nord-du-Québec fait face à un important déclin démographique au cours des 50 dernières années, Nichèle Compartino insiste sur le fait que la province ne peut pas se permettre d'abandonner ces municipalités.
« On produit tout près de 50 % de l'hydroélectricité au Québec. 30 % des investissements miniers se font dans notre région, 15 % des possibilités forestières, c'est chez nous. Notre contribution à l'économie du Québec, elle est énorme. »
L'ARBJ soutient que pour continuer à tirer profit des richesses de ce vaste territoire, le Québec doit impérativement veiller au bon entretien de ses infrastructures régionales.
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