Comment une initiative visant à faire économiser des millions de dollars aux contribuables s'est-elle transformée en un blâme formel de l'Autorité des marchés publics?
L'ingénieur embauché pour préparer les documents d'appel d'offres s'est avéré être le vice-président de la seule entreprise soumissionnaire jugée conforme. Selon la mairesse, Nichèle Compartino, il s'agit d'un manque de vérifications préalables, qui ont engendré une erreur de bonne foi.
Face à la mise en demeure de l'entreprise concurrente dans ledit appel d'offres, la mairesse admet que l'administration municipale a manqué de vigilance quant à sa politique de prévention des conflits d'intérêts. Selon elle, la mise en demeure est justifiée, affirmant qu'elle « aurait fait pareil », à la place de l'entreprise qui a été jugée non conforme, suite à l'appel d'offres.
Bien que l'AMP ait conclu à une absence de mauvaise foi de la part de la municipalité, Mme Compartino assure que les procédures applicables seront révisées.
« Est-ce qu'on a manqué de rigueur ? Absolument, on a manqué de rigueur. [...] notre processus a été clairement défaillant. »
Elle affirme aussi qu'une rencontre aura lieu avec l'équipe municipale, la semaine prochaine, afin de discuter de la problématique.
« Il y a personne qui était fier, hier, quand on a eu l'occasion d'échanger. C'était pas une belle journée pour l'équipe municipale. »
Plus de détails dans l'entrevue ci-dessus.