La chroniqueuse politique Manon Cyr analyse la composition du nouveau Conseil des ministres du gouvernement minoritaire de Paul St-Pierre Plamondon. Elle y aborde la lourde charge de travail des ministres et l'impact de ces nominations sur la région du Nord-du-Québec.
Tout en saluant le respect de la promesse du nouveau premier ministre du Québec de réduire la taille du Conseil des ministres, Manon Cyr s'interroge sur la capacité des ministres à surmonter une charge de travail aussi imposante.
« Notre premier ministre, hier, j'ai trouvé qu'il avait très bien fait ça. Il a trouvé le tour de présenter chacun de ses ministres. D'ailleurs, il a respecté l'engagement qu'il avait pris de limiter à 22 ministres. [...] Mais il leur a donné une feuille de route, puis une liste d'épicerie à faire quand même énorme. Donc, ils ont du pain sur la planche. »
Selon Manon Cyr, confier la responsabilité du Nord-du-Québec et de l'Abitibi-Témiscamingue au même ministre risque de désavantager la région nordique.
« Moi, j'ai toujours pensé que d'avoir un ministre responsable du Nord-du-Québec, qui est également ministre responsable soit de l'Abitibi, du Témiscamingue ou du Saguenay–Lac-Saint-Jean, ça ne dessert pas correctement notre région. À juste titre, parce que je pense que souvent, ce ministre ou ce ministre-là va être perpétuellement au risque d'être en conflit d'intérêts entre sa région qui l'a élu et la région du Nord-du-Québec. »
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