Intercar souhaite abandonner la liaison Chibougamau–Saint-Félicien et entreprendre des démarches en ce sens auprès de la Commission des transports du Québec. Nous faisons le point sur la situation avec Nichèle Compartino, mairesse de Chibougamau et présidente de l'ARBJ.
Selon la mairesse, ce retrait est désolant et causerait un préjudice important aux usagers qui s'appuient sur le réseau de transport interurbain pour accéder au Lac-Saint-Jean.
« C'est un service qui est vraiment essentiel, donc on ne doit pas le perdre. [...] Il y a des gens également qui ont besoin d'aller vers Roberval, notamment pour des rendez-vous médicaux. »
« Je suis extrêmement déçue, mais je ne suis pas fâchée après Intercar. Je m'interroge beaucoup par rapport à mon gouvernement : qu'est-ce qu'on fait pour assurer un service aussi essentiel que d'être capable de se déplacer de région en région au Québec? »
Nichèle Compartino appelle le prochain gouvernement à l'Assemblée nationale de revoir le financement dédié au transport interurbain en région comme le Nord-du-Québec.
« Le vrai problème, c'est pas Intercar, le vrai problème, c'est la façon dont on finance le transport interurbain au Québec. [...] La ligne Chibougamau–St-Félicien, c'est pas une ligne qui est louable, mais le transport, c'est un service qui devrait être analysé au même titre qu'un service public ou un service essentiel. »
Même si la décision finale reviendra à la Commission des transports du Québec, Nichèle Compartino confirme que la Ville de Chibougamau s'opposera formellement à la demande d'Intercar.
« On a le pouvoir de s'opposer, mais ce n'est pas parce qu'on s'oppose que la Commission des transports va avoir une oreille positive à notre égard. Ceci dit... la commission, elle doit voir à l'intérêt public. »