L'ex mairesse de Chibougamau, Manon Cyr, réagit à l'entente entre Québec et Éconord pour un montant de 30,4 M$ pour la première phase de la restauration de la mine Principale, située à environ 5 kilomètres de Chibougamau.
La ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Mme Kateri Champagne Jourdain, et le vice-premier ministre, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuits, M. Ian Lafrenière, accompagnés du chef de la Nation crie d'Oujé-Bougoumou, Gaston Cooper, et de la mairesse de Chibougamau, Nichèle Compartino, en ont fait l'annonce hier soir au musée cri d'Oujé-Bougoumou.
Les travaux, divisés au total en cinq phases, incluent la restauration des aires d'accumulation et de la zone d'opération industrielle ainsi que la sécurisation et la renaturalisation du site. Ceux-ci pourraient débuter d'ici l'automne.
Manon Cyr mentionne que, sur le plan environnemental, il faudra réparer les erreurs du passé.
« C'est sûr que c'est un passif environnemental. Mais aujourd'hui, quand on développe des projets miniers, bien heureusement, on est plus vigilant par rapport à l'environnement. [...] Aujourd'hui, en 2026, on ne le ferait plus comme on le faisait dans le temps. Mais aujourd'hui, il faut réparer le passé et là on le fait. »
Selon Manon Cyr, la prise en charge du projet par l'entreprise Econord est une excellente nouvelle pour l'économie de la région.
« Habituellement ce genre de projet là, il serait passé au-dessus de nos têtes, hein. Le gouvernement aurait été en appel d'offre et là, il y aurait eu une grande entreprise du sud du Québec qui aurait appliqué. [...] Tandis que là, c'est une opportunité, je pense, véritable pour les gens chez nous [...] de faire valoir notre savoir-faire. »
Rappelons que l'extraction sur le site de la mine Principale avait pris fin en 2004.
Écouter l'entrevue avec Manon Cyr ci-dessus