Frédéric Verreault, vice-président aux affaires corporatives de Chantiers Chibougamau, explique la fermeture de la scierie de Béarn, au Témiscamingue, par plusieurs facteurs : des pertes financières importantes, des équipements vieillissants et des conditions de marché défavorables qui perdurent depuis trois ans et demi. L'usine avait été acquise par le groupe en 2023.
Malgré cette décision, M. Verreault demeure optimiste pour l'avenir de l'entreprise, affirmant qu'aucune réduction d'effectifs n'est prévue à Chibougamau.
« On ne peut jamais dire il y a aucun doute à 100 %. On navigue à vue, on est dans une situation où on est dans un brouillard qui est épais. Maintenant, est ce qu'il y a matière à s'inquiéter aujourd'hui pour les emplois et les activités à Chibougamau? La réponse c'est non. »
« Une usine qui est âgée, c’est comme une voiture qui est âgée : ça coûte plus cher à faire rouler en carburant, ça coûte cher en réparations [...] et ça devient instable. »
Frédéric Verreault joue un rôle clé au sein du groupe de travail sur la transformation du secteur forestier canadien, mis sur pied par le gouvernement Carney. Ce comité, qui a remis son rapport au ministre fédéral des Ressources naturelles le 16 avril dernier, propose une vision d'avenir ambitieuse.
Le rapport de 60 pages s'appuie sur 180 mémoires déposés à travers le pays et sur une trentaine de consultations d'experts.
« Il existe des perspectives d'avenir. Je pense qu'on peut le voir avec la transformation qu'on fait à Chibougamau, avec les efforts qu'on fait de diversification, les bois d'ingénierie, les systèmes de construction, la préfabrication, il y a un horizon. »
Écoutez l'entrevue, disponible ci-dessus.