Selon un récent sondage mené auprès de 275 enseignants de la région, le constat est alarmant : près de la moitié des professeurs du secondaire affirment que des élèves ont été promus au niveau supérieur en dépit d'une recommandation de redoublement ou de transfert vers une classe spécialisée.
Plus préoccupant encore, 20 % des enseignants rapportent avoir subi des pressions directes de la part de leur direction ou des parents pour modifier l'issue du parcours scolaire d'un élève.
Interrogés sur ces chiffres, Michel Laplace, directeur général du Centre de services scolaire de la Baie-James, et Bianca Tremblay, directrice des services éducatifs, ne nient pas la situation. La direction reconnaît cette réalité, tout en apportant une nuance importante :
« Non, je ne crois pas que c'est normal. Puis l'information que moi j'ai à mon niveau, si c'est arrivé, ça doit être des cas exceptionnels. »
La Loi sur l’instruction publique est claire : au primaire, le redoublement est une mesure exceptionnelle qui nécessite obligatoirement l'accord des parents. Si ces derniers refusent, l'école est légalement tenue de promouvoir l'enfant, peu importe ses lacunes.
« Au primaire, on est vraiment encadré par la Loi sur l'instruction publique. C'est une mesure exceptionnelle. [...] Oui, il faut que les parents soient d'accord, c'est avec l'autorisation des parents. »
La situation est d'autant plus complexe dans les régions comme Chibougamau et Chapais, où la faible densité de population limite les options. Dans les petites écoles secondaires, le manque d'effectifs empêche souvent la création de groupes de niveaux différents ou de parcours personnalisés.
Plus de détails dans l'entrevue, disponible ci-dessus.