Un projet de gazoduc de 1 000 km, conçu pour relier l’Ouest canadien à une usine à Baie-Comeau, suscite de vives inquiétudes. Invitée au micro, Alice-Anne Simard, directrice générale de Nature Québec, sonne l’alarme face aux risques environnementaux et au manque de transparence de l’entreprise Marinvest Energy.
Rappelant le projet GNL Québec, ce tracé traverserait le sud de Chibougamau et le nord du Lac-Saint-Jean, bifurquant par le « triangle de feu » (Matagami, Chibougamau, Lebel-sur-Quévillon).
Mme Simard souligne plusieurs points critiques :
- Risques environnementaux : Fuites de méthane, déboisement massif et dangers accrus de feux de forêt exacerbés par les changements climatiques.
- Impact socio-économique : Absence de retombées locales durables pour les régions touchées.
En conclusion, elle appelle à une mobilisation citoyenne immédiate et exige une plus grande transparence de la part du gouvernement.
« Ça fait un petit peu d'emplois quand il y a la construction du pipeline, mais par la suite, c'est juste un gros tuyau qui traverse la forêt boréale. »
« C'est un gaz quand même inflammable qui va passer donc à travers une région qui est connue pour être susceptible, sensible aux feux de forêt. Et ça va aller de pire en pire avec les changements climatiques. »
Écoutez l'entrevue complète, disponible ci-dessus.