Mélanie Perreault, directrice du développement et des partenariats de Centraide Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec, présente le Fonds d'investissement social de l'industrie minière.
L'organisme s'est associé à des entreprises minières qui doivent désormais présenter un plan de restauration sociale dans les communautés où elles s'implantent. Centraide souhaite capitaliser un total de 15 M$ d’ici dix ans. À terme, ce fonds générera au moins 750 000 $ d’intérêts par année, lesquels seront réinvestis pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale dans les deux régions.
L'un des points forts de ce projet est la volonté de ne pas favoriser uniquement les grands centres. Centraide est conscient que le secteur de la Baie-James, moins peuplé, est parfois pénalisé par les calculs basés strictement sur le poids démographique.
« Tu sais, des clés de répartition qui sont en fonction du taux de population, ça ne marche pas. Même en Abitibi, mais encore plus dans le secteur Baie-James, on est toujours pénalisé, fait qu'on va travailler. Le rôle des observatoires aussi vont nous aider là dedans. »
Ce fonds ne remplace pas la responsabilité sociale habituelle des mines, mais il témoigne d'un changement de mentalité. Les entreprises cherchent désormais des investissements plus structurants et durables.
« Il y a dix ans, j'entendais une mine qui pouvait s'implanter et dire : "Hé, c'est super, on crée de l'emploi", et c'était beaucoup le seul argument. Aujourd'hui, on entend la notion de communauté, d'accueil et de consultation. »
Ce fonds vise à créer un héritage social durable, distinct des dons ponctuels, et pourrait inspirer d’autres secteurs comme l’industrie forestière.
Écoutez l'entrevue, disponible ci-dessus.