Marie-Eve Fournier qualifie le dernier budget de la CAQ de «beige» et de «budget de plombier», soulignant qu'il vise avant tout à entretenir les systèmes existants plutôt qu'à offrir des cadeaux spectaculaires aux contribuables.
Malgré un déficit sous le seuil psychologique des 10 milliards, Québec ne prévoit ni baisse d'impôts ni nouveaux tarifs, misant plutôt sur l'augmentation des revenus issue de la croissance salariale.
Le gouvernement s'attaque également au travail au noir dans la construction, espérant récupérer 1,3 milliard de dollars par année.
En ce jour de budget au Québec, Marie-Eve Fournier anticipe un déficit avoisinant les 10 milliards de dollars, excluant toute possibilité de baisses d'impôt ou de «cadeaux» financiers.
Alors que les infrastructures publiques comme l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont et le réseau routier se dégradent, le débat sur les revenus de l'État s'intensifie.
Elle explore des pistes radicales soulevées par des groupes de réflexion et des citoyens: instauration de tickets modérateurs en santé, hausse des frais de garde, ou encore un alignement des frais de scolarité universitaires sur ceux de l'Ontario, où une session coûte plus du double qu'au Québec.
La nouvelle vision économique de Christine Fréchette surprend par sa volonté de réduire l'interventionnisme de l'État, une rupture avec les stratégies de ses prédécesseurs à la CAQ.
Bien qu'elle ait versé en moyenne 267 millions $ par mois en aides durant son mandat, la ministre souhaite désormais mieux encadrer les subventions pour favoriser la productivité.
Par ailleurs, la Régie de l’énergie a freiné les ardeurs d'Hydro-Québec en limitant la hausse des tarifs industriels à 3,6%.
Ce manque à gagner de 450 millions $ pourrait toutefois affecter la fiabilité d'un réseau déjà fragilisé par les récentes pannes.
Le prix du litre d'essence a bondi de près de 40 cents en seulement deux semaines pour atteindre 1,89$ à certains endroits dans la région de Montréal.
Cette hausse fulgurante, exacerbée par les tensions géopolitiques impliquant l'Iran, Israël et les États-Unis, force les ménages à revoir leurs habitudes de consommation et leurs plans de vacances à l'approche du printemps.
Le CRTC interdira prochainement aux géants des télécommunications de facturer des frais d’activation, de modification ou d’annulation pour les services cellulaires et Internet.
Cette mesure, qui entrera officiellement en vigueur le 12 juin 2026, vise à éliminer ce que l'organisme qualifie de «freins à la concurrence» en facilitant le passage d'un fournisseur à un autre sans pénalité financière.
Concrètement, quels seront les impacts dans le portefeuille des consommateurs?
À écoutez dans Les chroniques financières du 12 mars:
La chroniqueuse financière Marie-Eve Fournier explique que, pour contrer l'instabilité du prix de l'essence, l'Agence internationale de l'énergie libère 400 millions de barils de ses réserves stratégiques.
Elle aborde aussi le fait que l'Office des transports du Canada (OTC) croule sous 100 000 plaintes de voyageurs et que Loto-Québec maintient son rendement.
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