À Chibougamau, les nouvelles règles fédérales sur l'immigration temporaire font mal aux commerces. Le propriétaire du McDonald’s, Daniel O’Reilly, doit se séparer d'employés compétents et réduire ses heures d'ouverture.
En raison de la bureaucratie et des nouvelles limites imposées par le gouvernement fédéral, il est devenu très difficile de renouveler les permis des travailleurs étrangers. Le restaurant a déjà perdu 8 employés à temps plein sur un total d'environ 50 travailleurs. Une quinzaine d'autres pourraient suivre d'ici 12 à 18 mois.
Ouvert 24h/24 depuis trois ans, le McDonald’s a dû fermer pendant la nuit par manque de personnel. Pour le propriétaire, la situation est déchirante. Plusieurs de ces travailleurs, venant notamment des Philippines, se sont installés à Chibougamau avec leur famille pour prêter main-forte à la communauté.
« C'est un drame humain parce qu'on est dans l'obligation de ne pas les renouveler. [...] C'est surtout le drame humain derrière ça. Donc il y a plusieurs familles qu'on retourne. »
« La bureaucratie fait en sorte, en ce moment, qu'on est obligé de se départir de gens qui veulent travailler avec nous, qui sont compétents et qui sont capables de servir nos clients et qui sont capables de participer à l'économie locale et à faire virer nos entreprises. »
Écouter l'entrevue ci-dessus avec Daniel O’Reilly pour plus d'informations.