Un nouveau sondage apparaît dans une campagne électorale marquée par un sentiment d'abandon, alors que l'ARBJ et le maire de Chapais déplorent l'oubli du Nord-du-Québec.
Anthony Ouellet rappelle que la ville de Québec concentre 36 % des arrêts de campagne, laissant Montréal avec le sentiment d'être laissée pour compte.
« Un arrêt de campagne sur trois par les chefs était dans Québec, Chaudière-Appalaches […], alors que c'est 14 % de la population. »
« Et maintenant, même Montréal commence à se plaindre que les chefs ne l'écoutent pas assez. Et quand les gens de Montréal se plaignent de quelque chose en politique, visiblement il y a quelque chose de grave... »
Seul Paul St-Pierre Plamondon s'est rendu dans l'Ungava. Comme l'explique Anthony Ouellet, même si la région offre peu de gains électoraux immédiats pour les chefs, cette absence généralisée laisse toute une population avec l'impression d'être délaissée.
« Ce qu'il faut comprendre, et c'est malheureux, c'est que c'est pas payant. Les chefs, malheureusement, regardent ça sur un axe "payant ou pas payant". Politiquement, ça coûte cher, ils vont perdre une journée. […] Mais au final, c'est toute une région qui est ignorée. »
« Ungava […], c'est une circonscription qui vote pas beaucoup. Donc, c'est super important pour ces partis-là de faire sortir le vote […]. Dans une région qui vote à 40-50 % de taux de participation, ça peut avoir une grande influence quand un ou un chef vient. »
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