Michel Laplace, directeur du Centre de services scolaires de la Baie-James, vient commenter les données les plus récentes sur l’indice de défavorisation des écoles. Celles-ci confirment que le Nord-du-Québec est la seule région de la province à afficher une hausse de la défavorisation, enregistrant un bond de plus de quatre points en un an.
Parmi les établissements scolaires du secteur de Chibougamau et de Chapais, les réalités divergent, mais le constat demeure préoccupant. L'école Vatican II a subi un recul, passant d'une note de 5 en 2025 à 7 en 2026. À l'inverse, l'école Notre-Dame-du-Rosaire a connu une légère amélioration, passant de 7 à 6.
« L'école Notre-Dame du Rosaire [...] va perdre quelques sous. Vatican gagne [...] mais on ne peut pas parler de gain quand on parle de défavorisation. »
La situation la plus critique est toutefois à Chapais. Les écoles Saint-Dominique-Savio et le Filon se maintiennent au sommet de l'indice avec la note maximale de 10 sur 10.
Au-delà de l'argent, le plus gros impact pour les milieux hautement défavorisés sont le personnel et la taille des classes.
« Chapais demeure au même point. C'est un des milieux les plus défavorisés de notre territoire, donc conservent les mêmes statuts qu'ils avaient donc les mêmes ressources pour les écoles les plus défavorisés. Dans l'application, c'est qu'il y a moins d'élèves par classe dans les écoles primaires, lorsque le statut de défavorisation est très élevé.»
Plus de détails dans l'entrevue ci-dessus.